9 Replies to “FÉMINISME – Les féministes sont-elles biophobes ? Par Thomas Crespo”

  1. Je suis assez bluffé par ce qui est dit sur l'hypertension des descendant.es d'esclaves.Les opposant.es au féminisme n'ont pas besoin de prétextes ou de bonnes raisons pour jeter au feu les études de genre, iels ne vont généralement pas aussi loin de toute façon,l'autocritique en revanche est fort intéressante, bonne vidéo, merci, vivement la suite.

  2. Merci ! J'aimerais réussir à mettre en perspective tes contenus sur l'intrication biologie / féminisme pour argumenter contre les terfs quand celles ci disent que, comme les personnes noires qui font classe parce qu'elles sont racisées de l'extérieur, elles font classe parce qu'elles sont socialement sexuées (femmes avec vagin chromosomes xx et tralala). Ainsi elles excluent du féminisme, comme des appropriateurices, les personnes qui ne sont pas sexuées femmes de manière sociobioloique (les femmes trans en premier lieu, et une partie des personnes intersexes). L'idée c'est ''chacun.e sa lutte'' et ''il n'y a pas d'intersection entre transphobie et misogynie, il n'y a pas de transmisogynie''.

    Or, d'après moi, les personnes trans sont opprimées pour la même raison, et certes différemment (comme c'est différent pour chaque individu du reste), que les femmes cis : raison qui est qu'on genre le sexe de manière normative et binaire.

    J'ai eu un débat internet interminable et la terf absorbait tous mes arguments d'épistémologie féministe pour revendiquer d'autant plus qu'elle faisait classe autour de sa sexuation binaire et ancrée telle historiquement et socialement aujourd'hui encore. Et moi de lui répéter que ce n'était pas incompatible avec l' inclusion des femmes trans et que faire classe autour de la sexuation binaire concerne les personnes trans et non binaires.
    La tension se cristallisait sur l'importance de la dite ''materialité du corps'' dans l'oppression des femmes. J'étais accusé de minimiser la matérialité des corps des femmes cis, et j'accusais de minimiser le vécu identitaire troublé par les normes, des personnes trans intersexes et non binaires . Il y avait non pas une dichotomie mais une rivalité mise en jeu (de manière absurde je crois) entre politisation du corps genré et politisation du vécu et du ressenti face aux normes genrées.

    Voilà tout ça pour dire que ça serait intéressant de mettre en perspective les divers contenus de cette chaine relatifs à la biologie et au féminisme, avec les questions du militantisme, de la lutte politique, etc. Notamment relier ces contenus aux questions autour de ce qu'est ''vivre le genre'', qui en témoigne et comment, etc.

    Personnellement je n'y arriverais pas et je ne saurais pas par où m'y prendre mais j'exprime l'idée ici (pas forcément adressée à Game or Hearth d'ailleurs, plutôt à moi même en fait haha)

    En espérant que ce commentaire n'est pas trop bourbier et emmêlé

    Et merci merci merci pour ce travail enrichissant !

  3. Bonjour. Merci pour la vidéo. Je me permet de rajouter un référence bibliographique qui a été évoqué mais qui n’apparaît pas dans la description. C'est en français et en libre accès : https://journals.openedition.org/gss/3964
    Noémie Marignier, « Gay ou pas gay ? » Panique énonciative sur le forum jeux video .com, Genre, sexualité & société, 2017.

  4. Euh, il manque quelque chose, là…
    Les hormones.
    Par exemple, jamais le mot ocytocine n'est prononcé.
    Mot tabou chez la quasi totalité des féministes.
    Le taux de production d'ocytocine découlent du social ? Jamais lu un article solide en ce sens.
    Par contre, que le taux de production d'ocytocine est en moyenne plus élevé pour le sexe féminin est une réalité biologique, tout comme le rôle de l'ocytocine dans l'empathie, l'attachement, est abondamment documenté biologiquement.

    A croire que l'ocytocine serait une hormone dont le seul rôle serait de déclencher l'accouchement.
    C'est un déni total.

    Et on peut remarquer le même déni sur d'autres hormones.

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